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Le futur PDU (plan de dévelopement urbain d'une durée de 10 ans) fait la part belle à la petite reine : ce plan prévoir un accroissement de l'usage de la bicyclette qui passerait de 1.5% des déplacements à 2.5%, au détriment de l'automobile, bien entendu.
Pour y parvenir, la CUGN a mis l'accent sur les investissements visant à incourager l'usage du vélo : des pistes cyclables, des passerelles, destinées essentiellement au cyclisme "loisir". Aujourd'hui, il s'agit d'encourager le cyclisme "utilitaire" par le biais d'infrastructures adaptées.
Au delà de l'incitation et des équipements, la ville entend décourager l'usage de l'automobile par l'extension des zones de stationnement payant afin de limiter la presence de voitures ventouse, la multiplication des zones 30 (notamment au centre de l'agglomération).
Dans le même ordre d'idée, la ligne 2 d'un tram dont il reste à définir les caractéristiques, est à l'étude. Il devrait relier Laxou La Sapinière à Jarville via un trajet non déterminé au jour où j'écris ces lignes.
Bien qu'ambitieux, ce plan fait l'impasse sur ce qui conduit le citoyen à utiliser sa voiture ou à ne pas utiliser le vélo ou les transports en commun. A bien y regarder, on peut constater que la répression à l'encontre de l'automobile reste la pierre angulaire du système : plus de stationnements payants ou une circulation plus difficile.
Or, si les nancéiens utilisent leur voiture, c'est surtout par manque d'alternative : prenons l'exemple des pistes cyclables tant vantées. Ces dernières ont connu un développement exceptionnel à la périphérie de la ville. Elles sont en site propre, bien séparées de la circulation automobile, et sont très agréables à utiliser pour sortir de la ville, dans le cadre d'un usage "loisir". Dans le centre, la situation dégénère : souvent dessinées à même la chaussée, elles jouxtent trop souvent les véhicules stationnés à droite et les véhicules en circulation à gauche, ce qui est déjà dangereux dans les rues à circulation lente (rue Sainte-Catherine), et beaucoup plus discutable dans les rues plus rapides (avenue de la Libération). Encore cela reste-t-il un pis-aller quand les pistes cyclables ne servent pas tout simplement de parking dans une intolérable impunité (voir cette page) (rue de Bonsecours par exemple, où les clients d'un bar voisin stationnent leur véhicule en permanence dans un sens, et devant une école où les mamans qui ne peuvent décidément pas se résoudre à faire marcher leur bambin plus de 10 mètres, dans l'autre sens).
Ajoutons à cela une "tolérance" des cyclistes sur la place Stanislas et l'interdiction (avec risque non négligeable d'amende, la police municipale se montrant intraitable sur ce type d'infraction (contrairement au stationnement sur trottoir ou piste cyclable)) de circuler à vélo sur les voies du tram à cause du danger que constituerait le tram pour les cycliste alors que le PDU prévoit l'autorisation des vélos sur les voies de bus (qui ne seraient donc, eux, pas dangereux), et l'on voit que l'usage du vélo n'est guère encouragé par la municipalité.
Lors des grands travaux de la place Stanislas, de nombreux axes ont été modifiés. Citons la rue Sainte-Catherine par exemple, qui débouche directement sur la place Stanislas. Lors des modifications dont elle fut l'objet, pourquoi n'avoir pas créé une piste cyclable en site propre, en rognant un peu sur la chaussée et sur l'un des trottoirs ? Pourquoi n'avoir pas suivi l'exemple allemand, où l'on fait cohabiter piétons et cyclistes sur de larges trottoirs ? Pourquoi avoir choisi le stationnement des deux côtés de la chaussée, et collé la piste cyclable entre les véhicules stationnés et ceux qui circulent ?
De la même manière, si l'on peut comprendre un certain laissé-aller envers le stationnement en double-file afin de rendre la circulation automobile plus difficile et encourager les alternatives, il est permis de se demander si la tolérance du stationnement sur pistes cyclables et trottoirs, comportement qui tend à se généraliser grâce au laxisme des agents municipaux, ne va pas à l'encontre de la volonté de la municipalité. Ainsi, la police municipale reste-t-elle intraitable pour l'arrêt sur les places de livraison qui ne gênent généralement personne (du moins, aux heures où je constate la chose), ou sur le stationnement sur les places "légales" mais pour lesquelles les conducteurs n'auraient pas payé l'obole, tout en évitant soigneusement de verbaliser les véhicules stationnés en vrac... Patrouillant devant les nombreuses places de livraison face au marché couvert et au-delà rue des Quatre-Eglises (en foutant une paix royale aux véhicules stationnés... sur les passages piétons) par exemple ou en face de la Préfecture (j'en parle parce que j'y tiens régulièrement mes quartiers, mais le reste de la ville ne doit pas me démentir). Il faut dire qu'un véhicule de la sécurité routière y a ses habitudes, à cheval sur le trottoir (interdisant tout passage à un éventuel piéton) et sur la voie de circulation (gênant donc la circulation), alors que des dixaines de places libres (mais payantes) entourent la place d'Alliance qui jouxte l'endroit : c'est dire si la sécurité routière n'est qu'une question de vitesse. Je ne parle évidemment pas des véhicules dûment stationnés le long de la rue Saint-Georges sur les trottoirs côté tram qui jouissent d'une impunité royale, bien enviée des cyclistes sermonés pour avoir posé leurs roues sur lesdites voies du tram.
On le voit, la politique municipale concernant les cyclistes n'est pas claire.
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